Comment rédiger les bonnes questions pour son étude de marché


La qualité de la rédaction des questions a une grande influence sur la réussite d’une étude de marché. Lorsque le questionnaire est bien rédigé, les réponses obtenues sont précises et permettent d’obtenir des données fiables, utiles et utilisables pour construire son business plan. Alors comment rédiger les bonnes questions pour son étude de marché ? A quoi faut-il faire attention ?

L’importance de la rédaction des questions pour son étude de marché

La rédaction des questions du questionnaire d’étude de marché n’est pas une tâche à prendre à la légère. Il faut absolument connaître les bonnes pratiques à appliquer avant de se lancer dans l’écriture du sondage. Des questions bien rédigées apportent à l’entreprise qui émet le sondage des informations et données pertinentes pour bâtir son business plan, sa stratégie et ses plans d’actions.

Les bonnes pratiques pour rédiger les questions d’une étude de marché

La simplicité : maître mot du questionnaire d’étude de marché

Rédiger des questions courtes et simples est essentiel pour assurer la réussite d’un questionnaire d’étude de marché. Si les questions posées sont compliquées et peu compréhensibles, il est fort probable que les répondants abandonnent le remplissage du sondage ce qui diminue le taux de réponse. Or, moins l’entreprise parvient à obtenir de réponses, moins les données sont fiables, pertinentes et représentatives ce qui risque de fausser l’étude.

La simplicité réside également dans la formulation des questions. Il faut à tout prix éviter de poser deux questions en une. Par exemple, au lieu de demander :

« Que pensez-vous de la nouvelle décoration de notre magasin
et de la rénovation de notre café ? »

Il est préférable de rédiger deux questions :

« Que pensez-vous de la nouvelle décoration de notre magasin ? »
« Que pensez-vous de la rénovation de notre café ? »

Choisir un enchainement de questions logique

Il est préférable de commencer son questionnaire par des questions générales qui permettent de cerner le thème pour ensuite aborder des points plus spécifiques. Les questions. Les questions de classification portant sur les informations sociodémographiques du répondant doivent toujours être ajoutées en fin de questionnaire.

Contextualiser le questionnaire

Les clients sont plus à même de répondre à un questionnaire d’étude de marché s’ils comprennent les enjeux du sondage qui leur est soumis. L’entreprise doit donc contextualiser l’étude en rédigeant une introduction avant la première question qui explique les objectifs du sondage et la manière dont la société va utiliser les données et les réponses.

Cette contextualisation de l’étude de marché permet d’augmenter significativement le taux de réponses.

En savoir sur la méthodologie de construction d’un questionnaire d’étude de marché

Utiliser des échelles de réponses

Les échelles de réponses permettent d’empêcher la monotonie de s’installer chez le répondant et d’obtenir des données qualitatives. Aussi, ces questions sont utiles pour obtenir des informations statistiques sur les principaux KPIs marketing.

Les pièges à éviter dans la rédaction les questions pour une étude de marché

Utiliser un vocabulaire trop spécifique

Il est essentiel d’éviter d’employer un jargon technique dans les questions de son étude de marché. Il faut se mettre à la place du répondant qui ne dispose pas forcément de connaissances spécifiques au secteur d’activité de l’entreprise. Utiliser un vocabulaire simple et compréhensible par tous est essentiel pour maximiser le taux de réponses.

Orienter les réponses

L’étude de marché peut être biaisée si les questions sont formulées de manière à favoriser une réponse particulière. Les biais d’enquêtes altèrent la fiabilité et la pertinence des données recueillies.

Il existe plusieurs types de questions biaisées :

  • La question principale : La question « A quel point êtes-vous insatisfait de notre service de livraison ? » suppose que le client interrogé n’est pas satisfait du service.
  • La question posée : La question « Où allez-vous faire vos achats le week-end ? » suppose que l’interrogé fait ses achats uniquement le week-end et exclue les achats faits en semaine. Les informations ne sont donc pas représentatives
  • La question absolue : Les questions fermées dont les réponses peuvent être exclusivement « Oui » et « Non » ne permettent pas d’obtenir des données utilisables. Par exemple : la question « Mangez-vous du pain tous les jours ? » ne donne pas d’informations précises sur la fréquence et devrait être remplacée par « Combien de fois mangez-vous du pain par semaine ? ».

Poser des questions sensibles

De nombreux individus hésitent à répondre à des questions portant sur leurs revenus, leur hygiène personnelle, leur santé, leurs convictions politiques ou encore leur famille. Une entreprise doit interroger ses clients potentiels sur ces sujets uniquement si c’est absolument nécessaire pour l’étude.

Il est pertinent d’ajouter un champ de réponse « Ne préfère pas répondre » lorsque des questions sensibles sont intégrées à un sondage. Cette technique permet de minimiser le taux d’abandon.

En savoir plus sur les pièges à éviter dans la conception d’une étude de marché